jeudi, 04 septembre 2008

Extrait de texte

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Elle était juchée sur un meuble de bois, ses courbures étaient tendrement détourées par une lumière flamboyante dont elle se servait pour prendre soin de son visage. J'avais vue sur son splendide profil. Elle tenait une petite glace dans sa main gauche, un ustensile dans l'autre, elle profitait d'un instant propre à nous deux pour œuvrer à se rendre encore plus belle qu'elle ne l'était déjà. Tantôt les doigts glissant contre sa peau, tantôt un morceau de coton contournant ses douces pommettes légèrement rosées. Malgré ce spectacle auquel je m'étais convié, elle gardait une certaine pudeur en ne laissant apercevoir que sa silhouette par le biais de cette lumière faisant comme un halo autour d'elle. Ce mystère qu'elle entretenait la rendait très sensuelle et je ne cessais d'admirer ses gestes que seules les femmes maîtrisent. Parfois, j'espérais secrètement qu'elle se tourne vers moi puis qu'elle glisse lentement, les jambes en avant, du meuble sur lequel elle s'était assise pour venir m'offrir la grâce de ses formes. Elle restait placide malgré les yeux doux que je lui montrais, et qu'elle ne pouvait de toute façon pas voir à cause de la lumière.

Ensuite, elle descendait de son promontoire, j'avais espoir qu'elle vienne me décrocher un baiser mais malgré tous mes efforts pour l'apercevoir, j'avais beau plisser les yeux, cette satanée lumière me privait de son joli visage ; c'était à la fois agaçant et excitant de ne pouvoir la dévisager qu'au travers des souvenirs que j'avais de son ravissant sourire et de ses yeux pétillants. Elle faisait mine de ne pas m'avoir remarqué, comme pour ne pas satisfaire mes envies et faire monter le désir en moi. Je trépignais d'impatience, et elle continuait son rituel de beauté. Elle marchait devant moi, entre le meuble et le canapé sur lequel je m'étais réfugié, puis allait observer le travail qu'elle avait accompli dans un grand miroir qui était situé à ma gauche. Le bois de chêne encadrait le reflet de son corps que je voyais enfin se détacher de la lumière qui matraquait mon cœur depuis une dizaine de minutes et qui me privait de sa magnificence.
Sa peau veloutée était d'un pâle stupéfiant de beauté et d'une douceur divine mais soudain, elle frissonna et eu la chair de poule. Une légère vague de froid venait de s'engouffrer entre le battant de la fenêtre entrouverte. Il m'avait également envahi mais moi, il m'avait plutôt apaisé car j'étais brûlant de tout ce que j'espérais silencieusement, blotti dans le fond de mon canapé blanc cassé immaculé. Ses mains se raidirent légèrement puis elle tressaillit, sentant mon regard de feu arpentant la moindre parcelle de son dos.

dimanche, 09 mars 2008

A qui le tour ?

Hier c'était la journée de la femme.

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Nombreux sont ceux qui l'auront oublié : soit par profit soit par simple perte de mémoire.  Cependant, samedi 8 mars était célébrée la journée de la femme. Cette journée, célébrée internationalement, a été proposée en 1910 au moment où les femmes cherchaient a conquérir leur égalité envers les hommes. C'est seulement en mars 1982 que cette fête a été reconnue par la France. 

 

Cette belle journée est l'occasion rêvée pour dire a nouveau à l'être aimé tous les sentiments que l'on porte pour lui. Bien heureusement, il n'est pas nécessaire pour nombre d'entre nous de réserver une journée pour cela.

Par contre, c'est une journée idéale pour se rendre compte qu'autour de nous, les femmes sont toujours lésées par certains abus. Notamment du point de vue financier, où les femmes sont souvent moins bien rémunérées que leurs homologues masculins. Cette discrimination, qui a longtemps été ancrée dans la façon de penser de chacun, perdure malgré les vains espoirs de nombreuses femmes. 

Le président, M. Sarkozy, l'a répété hier : il faut que ces abus cessent.

En effet, cette forme d'exclusion est malsaine et injuste étant donné que nous savons tous que les femmes sont bien capables d'en faire autant que nous les hommes. Elles sont parfois même plus efficaces dans certains domaines, autres que la couture et les tâches ménagères, et sont souvent très méritantes. Certaines femmes se retrouvent dans des situations très ardues, comme celles élevant seul leur enfant et devant allier travail et éducation.

 

Nous, les hommes et parfois certaines femmes, sommes la seule cause de cette discrimination. Alors la lutte la plus certaine que l'on puisse faire c'est de respecter celles qui nous apportent la féminité au sens large avec, entre-autres, douceur et amabilité.