mardi, 26 février 2008
MAJ : A qui le tour ?
D'après la ligue des droits de l'homme M. sarkozy a une nouvelle fois commis une faute.
Marine Le Pen ironise en trouvant l'impulsivité du président "un peu inquiétante". Je dirais que, pour une fois, je suis tout à fait d'accord avec elle, même si elle dit sûrement cela dans un intérêt purement politique. Après avoir défié un marin breton, Sarkozy lance à un visiteur ayant refusé de lui serrer la main "casse-toi alors, pauvre con". Même si le visiteur semblait peu courtois il n'est pas coutume de surenchérir ainsi, certainement plus encore lorsque l'on représente tous les français.
Bien sûr on peut se dire que tout le monde lui saute dessus à la moindre occasion, pour le rabaisser, mais c'est en partie de sa faute si sa personnalité, mélangée à la sauce Médias, ne plait plus aux nombreux électeurs qui se sont présentés devant les urnes l'an dernier. Les sondages trompent parfois mais lorsque toutes les enquêtes d'opinions pointent du doigt la baisse faramineuse de notre président (38% contre 62% de satisfaction pour la dernière enquête Ifop en date), on peut penser qu'il ne séduit plus autant.
De toute façon, même si les mots ne sont pas plus durs que ceux de son interlocuteur "tu me salis", c'est plus le symbole qui déplaît. Après avoir enflammé les banlieues lorsqu'il était ministre de l'intérieur le président a-t-il décidé de s'attaquer à la France entière ?
La vidéo qui circule sur le site leparisien.fr ne fait qu'accroître la montée en puissance des mauvaises opinions sur la politique menée par le président Sarkozy. Au contraire, son premier ministre, plus réservé, fait un bond dans les sondages et creuse l'écart face à M. Sarkozy.

En à peine un an notre président se retrouve dans une situation bien compliquée : sa cote est au plus bas et pourtant les "grosses" réformes n'ont pas encore commencé. Pour sortir la tête de l'eau il va certainement devoir revoir du tout au tout sa façon de se présenter car c'est bien son image qui pèche aujourd'hui et qui risque de l'empêcher de gouverner demain.
Pour l'instant l'Élysée refuse à se prononcer sur cet incident mais une question vient à moi : N'avait-il pas dit qu'il rendrait compte de ses actes et qu'il en assumerait les conséquences ?
Mise à jour : Après avoir murement réfléchi (ou qu'on l'ait fait à sa place) le président a finalement admis qu'il aurait mieux fait de ne pas lui répondre tout en disant qu'il est difficile, même pour un chef d'état, de ne pas répondre aux attaques subies. M. Sarkozy a donc préféré s'excuser que d'assumer ses paroles, mais après tout, avait-il vraiment le choix ?
Sources :
08:45 Publié dans Vu sur le Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, insulte, agriculture